Conseils d'experts

Sommaire

1. Les crosstrainers roue avant vs roue arrière
2. La puissance des moteurs de tapis de course
3. Le poids du vélo d'inertie des vélos
4. Les systèmes de freinage

1. Les crosstrainers Roue Avant vs Roue Arrière


Les mouvements des vélos elliptiques à roue arrière sont vraiment elliptiques, c'est à dire ovales. Ce mouvement constitue un plus grand défi sportif, en raison d'une plus forte amplitude verticale. En d'autres termes, la marche à monter est plus haute que sur un appareil dit 'Roue Avant'. Pratiques et compacts, ces appareils sont plus destinés aux personnes ayant une condition physique normale, et ne souffrant pas de lésions articulaires particulières. En outre, cet entraînement est un peu plus intensif et donne la sensation d'être plus sportif.

Sur les vélos elliptiques à roue avant, le mouvement est plus plat, plus proche du ski de fond. Cette forme d'entraînement est moins traumatisante pour les articulations. Cette architecture mécanique conviendra mieux aux personnes ayant un bassin étroit en raison de la position des pieds, plus resserrés, aux personnes ayant des lésions – ou ayant subi des interventions – au niveau des hanches et des genoux, et d'une manière générale à toute utilisation en milieu rééducatif.

2. La puissance des moteurs


Démontons tout de suite l'idée reçue suivante : 'Je n'utilise pas mon tapis à haute vitesse, je n'ai donc pas besoin d'un moteur puissant'.
Admettriez-vous tout aussi facilement qu'il vaut mieux tracter une remorque avec une 2CV plutôt qu'avec une grosse berline ? Après tout, lorsqu'on tracte, on ne roule pas très vite.

Vous l'avez compris, la puissance du moteur n'est pas tant importante pour les hautes vitesses d'utilisation (un tapis allant à 20 ou 22 km/h aura de toute façon un moteur adapté à cette vitesse) que pour les vitesses basses, voire très basses en rééducation.

Un moteur plus puissant pourra délivrer plus de couple et entraînera la bande de roulement avec plus de facilité à basses vitesses. D'autant qu'en marchant, vous passerez plus de temps à appuyer sur la bande de roulement que lorsque vous courrez.
Un moteur puissant, même si vous utilisez votre tapis à faible vitesse, constitue un gage de confort et de durabilité pour votre appareil.

3. Le poids des volants d'inertie


Plus le volant d'inertie est lourd, plus le pédalage sera agréable et confortable.

En fait, ce n'est pas tout à fait exact. Dans l'absolu, ce postulat était vrai il y a quelques (déjà nombreuses) années, lorsque les roues d'inertie - alors installées à l'avant du vélo, à la manière des vélos de spining aujourd'hui – pesaient 15 ou 20 kg. Et ce postulat était vrai uniquement parce que le ratio de développement - c'est-à-dire le nombre de tour que faisait le volant lorsque vous faisiez un tour de pédalier - était bien plus faible que sur les vélos d'aujourd'hui.
 
Sur les vélos modernes, un volant d'inertie de 7 kg peut suffire à offrir le même confort de pédalage que sur un ancien modèle équipé d'un volant de 20 kg, car le ratio de développement est bien plus important.
Cette nouvelle façon de concevoir les appareils a permis de réaliser des gammes plus compactes, plus légères et plus design, sans sacrifier le confort et la souplesse d'utilisation.

4. Les systèmes de freinage


Si on occulte les systèmes de résistance à air et à eau qui équipent certains rameurs, les systèmes de freinage pour appareils de cardio-training sont regroupés en deux grandes familles: le freinage à patin et le freinage magnétique.

Le freinage à patins est réservé aux vélos type spining. Un patin de feutre ou de cuir vient exercer une pression sur la roue d'inertie. Le réglage se fait manuellement via une vis de réglage.
C'est un système robuste et basique particulièrement adapté aux exercices intensifs

Le freinage magnétique se divise en trois catégories : le freinage à aimant permanent avec réglage manuel, le freinage à aimant permanent avec réglage électronique et le freinage à induction.

Le frein à aimant permanent est un système qui dispose de pièces en mouvement. Un arc métallique aimanté est positionné à une distance plus ou moins éloignée du volant d'inertie, ce qui a pour effet de le freiner plus ou moins fort. Vous réglez le distance entre l'aimant et le volant soit par une molette crantée, dans le cadre d'un réglage manuel, soit par des touches situées sur le compteur, dans le cadre d'un réglage électronique.

Le freinage à induction est le modèle le plus abouti. il ne dispose pas de pièces en mouvement, ce qui assure une longévité quasi sans faille, et dispose généralement de plus de niveau de résistance, ce qui permet un réglage plus précis de la résistance, et une transition plus douce entre les niveaux. C'est un critère de choix important si vous basez votre entraînement sur l'effort en Watts ou la Fréquence Cardique.